LE PEN.

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    Né à la Trinité sur mer, étudiant en droit à Paris, il devient avocat. Député poujadiste (1956) puis indépendant (1958), il fonde en 1972 le Front national, parti d'extrême droite, nationaliste et xénophobe, faisant campagne sur les thèmes de l'immigration et de l'insécurité, dont il assure encore aujourd'hui la présidence. Candidat à l'élection présidentielle de 1974, il recueille 0.71% des voix; en 1984, la liste qu'il dirige réunit 11% des voix aux élections européennes, et, en 1986, son parti obtient trente-cinq sièges à l'assemblée nationale lors des élections législatives qui ont lieu au scrutin proportionnel. Député de 1986 à 1988, candidat à l'élection présidentielle de 1988, il rassemble alors 14.39% des voix. En juin 1989, sa liste aux élections européennes obtient à nouveau 11% des suffrages. À l'élection présidentielle de 1995, Jean-Marie Le Pen recueille 15.15% des suffrages.

   

    Désormais solidement implanté, organisé, le Front national - qui a conquis trois mairies aux élections municipales de juin 1995, celles de Toulon, d'Orange et de Marignane, puis une quatrième à Vitrolles, lors d'élections municipales partielles en février 1997 - cherche à affirmer sa légitimité populaire, et à s'assurer une respectabilité, au même titre que les autres partis. Aussi a-t-il proposé son soutien à la droite classique lors de l'élection des présidents des conseils régionaux en mars 1998. L'acceptation de ce soutien par plusieurs dirigeants locaux de l'UDF et du RPR, témoignant d'une certaine démission de ces partis quant à la conduite à tenir vis-à-vis du FN, a provoqué une vive émotion au sein de la classe politique et de l'opinion publique. Cette nouvelle stratégie qui vise à rompre l'isolement de l'extrême droite, défendue par Bruno Mégret, a fait apparaître également la montée d'une certaine contestation, au sein du FN, des positions de Le Pen, partisan d'un rejet de la gauche comme de la droite modérée. Cette contestation débouche, en décembre 1998, sur l'exclusion de Bruno Mégret et de ses principaux partisans. Un congrès extraordinaire tenu par ceux-ci en janvier 1999 à Marignane est qualifié d'"illégitime" par Jean-Marie Le Pen. Il entérine la scission du Front national et la naissance du Front national-Mouvement national (FN-MN) dirigé par Bruno Mégret. Aux élections européennes de juin 1999, le FN de Jean-Marie Le Pen obtient 5.74 % des voix et 5 sièges.

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